Distillerie en Guadeloupe

Sachez qu’en 1939, il y avait 55 distilleries en Guadeloupe. En 1954, il en restait 37 et depuis le début des années 1970, on en compte 9 ! Comparée à la Martinique, la Guadeloupe se distingue sur deux sujets : elle n’a pas l’appellation d’origine contrôlée, mais a conservé une activité sucrière importante et produit aussi bien des rhums agricoles que des rhums industriels. Ici, les rhums sont plus suaves, plus bruts, plus nerveux que leurs homologues martiniquais. Dernière étape célèbre pour la fabrication de rhum agricole, Marie-Galante se distingue par le degré final du produit, 59°, et par la fabrication artisanale du rhum. Seule la distillerie Poisson, qui date de 1860, exporte le fameux label Père Labat, qui rivalise avec ses cousins martiniquais et guadeloupéens.

On distingue, en Guadeloupe, les distilleries dites «fumantes» et les distilleries «non fumantes».
Distillerie «fumante» : elle fait fonctionner chaque année sa propre colonne de distillation et produit ainsi du rhum pour plusieurs producteurs différents.
Distillerie «non-fumante» : c’est une ancienne distillerie qui ne fonctionne plus. La marque est produite par une distillerie fumante. Parfois, une partie est encore active : elle continue à embouteiller sur place ou à faire vieillir ses rhums.

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